Les photographes macro vous le diront : le matin et le soir sont deux moments privilégiés pour photographier les insectes. En effet, non seulement vous êtes proches des golden hours du photographe (les heures où la lumière est plus douce et de couleur plus chaude), mais en plus, les arthropodes sont moins vivaces. Cela vient du fait que la température est plus basse que le reste de la journée.
Comme vous pouvez le constater, le matin, les insectes peuvent être encore engourdis sous la rosée. Ce gendarme n’a quasiment pas bougé pendant la prise de vue.

Et c’est avec un certain amusement que j’ai découvert cette abeille toute décoiffée, comme si elle revenait de la douche sans avoir pris le temps de se sécher les poils ni de les brosser :
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J’ai profité des bonnes conditions lumineuses pour prendre pour sujet principal les apidés en vol. Les grosses difficultés de cette pratique sont la vitesse d’obturation, la composition et la mise au point :
Pour la composition, je me suis appuyé sur la résolution du reflex qui permet un recadrage en post-traitement. Néanmoins, la tâche n’est pas aisée pour autant :
Pour la vitesse d’obturation, j’ai opté pour le mode manuel avec sensibilité automatique. Cela me permet d’une part de conserver une vitesse suffisante et d’autre part, de choisir une ouverture qui laisse suffisamment de profondeur de champ pour que la zone de netteté soit acceptable. L’inconvénient est bien entendu un risque de montée en ISO et, de ce fait, du bruit dans l’image. Pour limiter ce problème, je privilégie les animaux éclairés directement par le soleil plutôt que ceux situés à l’ombre. Le mode rafale et l’auto-focus ultrasonique compléteront le tableau et maximiseront les chances d’avoir un bon cliché.
La netteté n’est pas parfaite mais ces clichés présentent bien les animaux de manière figée dans le mouvement (à part les ailes qui sont bien trop rapides).








