Comment accueillir plus de biodiversité dans son jardin est une question que beaucoup se posent. Avant de présenter un cas concret dans cet article, un petit rappel sur le pourquoi on peut être amené à se questionner sur cette approche.
Pourquoi accueillir plus de biodiversité ?
Que ce soit dans son jardin, un terrain, un espace « vert », une exploitation … il y a forcément un intérêt à avoir plus de biodiversité chez soi :
- Environnemental : on sait aujourd’hui que le concept de réserve ne fonctionne pas, un territoire artificialisé avec ça et là des zones protégées est un non sens, la seule option viable est d’intégrer de la biodiversité partout où nous vivons, même si c’est forcément sous forme de mosaïque.
- Enrichissant : c’est une source de plaisir par l’observation, la photographie, la reconnexion au vivant, la prise de conscience de participer au maintien de celui-ci.
- Economique : laisser une zone un peu sauvage c’est du temps et de l’argent économisé sur son entretien (tonte, essence, matériel, …) et les retombées vont bien au delà de la zone en question : meilleur rendement des cultures (simple potager ou plus grand), réduction des insectes posant pb. par leur nombre (plus d’espèces c’est moins d’individus) etc …
- Scientifique : identification, recensement, sciences participatives, …
- Bien-être : du chant des oiseaux, des sauterelles, grillons, … à la diminution des moustiques par les chauve-souris les bienfaits sont innombrables.
Exemple concret
Durant des années, comme tout le monde, on a tondu la totalité de notre jardin hors potager, pour le tenir « propre ».
Et c’est bien cela un des problèmes de l’effondrement de la biodiversité : l’interventionnisme quasi permanent sur le milieu, qui pour permettre le cycle annuel d’une plante ou d’un insecte doit permettre son développement complet, et celui de sa descendance, sur une longue période incluant le passage de l’hiver (oeuf, chenille, chrysalide par ex. pour un papillon).
- La 1ère étape à été de tondre une partie du jardin moins souvent et plus haut (aucune vie n’est possible en dessous de 2,5 cm) : déjà moins de travail et des fleurs, jolies pour nous et un régal pour les insectes, c’est un 1er pas accessible à tout le monde, image ci-dessous « Avant ».
- La 2e étape a été de ne plus toucher du tout, c’est l’image ci-dessous « Après ».
C’est à la fois facile : ne rien faire, quoi de plus facile ? et difficile : se retenir de « nettoyer » (presque un conditionnement) dès que ça se couche avec le vent, un orage, où quand ça sèche, devient tout jaune et surtout « moche » (un autre conditionnement lié au regard des autres).


Résultats
Une grande diversité de plantes et d’insectes, pour notre plus grand bonheur et celui des oiseaux. Il y a toujours quelque chose à voir contrairement à la campagne environnante, exploitée et nettoyée jusqu’au ras du goudron dès les beaux jours.
Un oasis de quelques mètres carrés peut aider au maintien quelques individus qui essaimeront à la saison prochaine autour de chez vous.



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